Cohort Report: VO2max & VLamax in 3,491 Tested Endurance Athletes
Ceci est un rapport de données. Aucun conseil d'entraînement, aucun argumentaire produit — uniquement ce que révèlent les chiffres lorsqu'on mesure 3 491 athlètes d'endurance avec le même protocole basé sur le modèle de Mader et qu'on les compare aux normes de population générale de l'ACSM.
Résultat principal : les athlètes d'endurance entraînés se situent 45 à 67 % au-dessus de la VO2max médiane de la population générale, et ce dans chaque tranche d'âge testée. Un athlète de 60 ans sur notre plateforme présente la capacité aérobie d'un individu typique de 25 ans. Il ne s'agit pas d'un chiffre marketing — c'est ce que produit un entraînement structuré sur plusieurs années, mesuré sur une cohorte ayant accepté que ses Powertests soient comptabilisés.
Nous publions ce rapport parce que la question « ma VO2max est-elle bonne ? » n'admet aucune réponse honnête sans groupe de comparaison. Les normes ACSM fournissent une référence. Cette cohorte en fournit une autre — celle qui compte lorsqu'on s'entraîne sérieusement.
En un coup d'œil
- 3 491 athlètes ayant réalisé au moins un Powertest valide
- Hommes : publication-ready dans toutes les tranches d'âge (n ≥ 70 par bucket)
- Femmes : préliminaire (n < 30 par bucket au-dessus de 40 ans — récupération de données en cours)
- Cohorte cyclisme : 3 084 athlètes · VLamax médian cyclisme 0,51 mmol/l/s
- Cohorte course à pied : 654 athlètes · VLamax médian course 0,35 mmol/l/s
- Comparaison aux normes ACSM de la population générale : +45 % à +67 % à tout âge
VO2max par âge et par genre
Les valeurs correspondent à la médiane (P50) de chaque tranche d'âge, en ml/min/kg.
Cohorte masculine (n = 1 107)
| Tranche d'âge | n | P10 | P25 | P50 | P75 | P90 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Moins de 20 | 73 | 55,4 | 61,7 | 67,8 | 70,9 | 75,9 |
| 20–29 | 243 | 53,7 | 61,2 | 70,2 | 75,8 | 78,9 |
| 30–39 | 166 | 47,0 | 52,0 | 57,1 | 64,1 | 68,7 |
| 40–49 | 354 | 42,9 | 50,0 | 56,0 | 61,8 | 66,9 |
| 50–59 | 190 | 41,0 | 46,3 | 51,7 | 57,4 | 62,0 |
| 60–69 | 71 | 38,1 | 44,3 | 49,1 | 52,9 | 61,1 |
| 70+ | 10 | 44,7 | 47,1 | 52,2 | 58,9 | 60,8 |
Cohorte féminine (n = 95, préliminaire)
| Tranche d'âge | n | P10 | P25 | P50 | P75 | P90 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Moins de 20 | 6 | 46,7 | 48,8 | 53,1 | 56,0 | 59,2 |
| 20–29 | 33 | 45,9 | 50,3 | 56,9 | 60,0 | 63,4 |
| 30–39 | 20 | 37,5 | 44,4 | 50,9 | 58,0 | 62,6 |
| 40–49 | 22 | 40,9 | 45,5 | 51,3 | 54,4 | 57,9 |
| 50–59 | 8 | 39,8 | 45,8 | 50,6 | 56,5 | 61,3 |
Remarque sur la cohorte féminine : les tranches de 50 ans et plus comptent actuellement n < 10. Les valeurs sont affichées par souci de transparence mais ne sont pas encore stables pour publication. Elles seront mises à jour à la clôture de l'effort de complétion des profils.
Comparaison aux normes ACSM de la population générale
La référence publique la plus fiable pour la VO2max reste Guidelines for Exercise Testing and Prescription (11ᵉ édition) de l'ACSM — des normes de population dérivées d'un large échantillon adulte. Voici comment notre médiane masculine se compare :
| Tranche d'âge | Aerotune P50 ♂ | ACSM P50 (général) ♂ | Delta |
|---|---|---|---|
| 20–29 | 70,2 | ~42 | +67 % |
| 30–39 | 57,1 | ~41 | +39 % |
| 40–49 | 56,0 | ~38 | +47 % |
| 50–59 | 51,7 | ~35 | +48 % |
| 60–69 | 49,1 | ~31 | +58 % |
Le schéma est constant sur chaque tranche d'âge : un homme testé chez Aerotune se situe 45 à 67 % au-dessus de la médiane de la population générale. Un homme typique de 60 ans sur notre plateforme atteint des valeurs de VO2max que la population générale n'approche qu'au début de la vingtaine — et uniquement dans la queue supérieure de cette tranche d'âge.
Ce n'est pas parce qu'un test sur la plateforme rend plus performant. C'est la population qui se présente pour un Powertest : des personnes qui s'entraînent déjà de manière structurée, qui examinent leurs chiffres, qui reviennent pour le retest six semaines plus tard.
VLamax par sport et par âge
La VLamax — le taux maximal de production glycolytique de lactate — diffère radicalement entre disciplines. Le cyclisme génère des pics de puissance courts et systématiques (attaques, ascensions, changements de position). La course à pied est plus uniformément aérobie. Les données de la cohorte le confirment :
Cyclisme (n = 3 084 athlètes)
| Tranche d'âge | n | P10 | P25 | P50 | P75 | P90 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Moins de 20 | 79 | 0,26 | 0,45 | 0,55 | 0,64 | 0,82 |
| 20–29 | 277 | 0,28 | 0,45 | 0,54 | 0,68 | 0,82 |
| 30–39 | 179 | 0,28 | 0,38 | 0,48 | 0,62 | 0,81 |
| 40–49 | 365 | 0,29 | 0,40 | 0,49 | 0,59 | 0,73 |
| 50–59 | 191 | 0,25 | 0,33 | 0,46 | 0,54 | 0,71 |
| 60–69 | 74 | 0,23 | 0,33 | 0,44 | 0,54 | 0,72 |
| Total | 3 084 | 0,28 | 0,40 | 0,51 | 0,64 | 0,82 |
Course à pied (n = 654 athlètes)
| Tranche d'âge | n | P10 | P25 | P50 | P75 | P90 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 30–39 | 30 | 0,17 | 0,23 | 0,35 | 0,41 | 0,51 |
| 40–49 | 49 | 0,20 | 0,31 | 0,39 | 0,44 | 0,52 |
| 50–59 | 25 | 0,17 | 0,22 | 0,30 | 0,38 | 0,42 |
| 60–69 | 7 | 0,19 | 0,20 | 0,25 | 0,28 | 0,32 |
| Total | 654 | 0,18 | 0,26 | 0,35 | 0,44 | 0,56 |
VLamax médian cyclisme 0,51 vs. course à pied 0,35 — un écart de +45 %. Même méthodologie, même plateforme. La discipline seule déplace le chiffre.
Distributions VLamax — tous les Powertests
Agrégé sur l'ensemble des Powertests valides (et non pas uniquement le plus récent par athlète), l'histogramme révèle deux pics nets :
Cyclisme (n = 10 254 Powertests)
| Intervalle VLamax | nb de tests |
|---|---|
| 0,10–0,19 | 397 |
| 0,20–0,29 | 768 |
| 0,30–0,39 | 1 264 |
| 0,40–0,49 | 2 232 |
| 0,50–0,59 | 2 521 (mode) |
| 0,60–0,69 | 1 218 |
| 0,70–0,79 | 725 |
| 0,80–0,89 | 432 |
| 0,90–0,99 | 250 |
| 1,00–1,09 | 150 |
| 1,10+ | 297 |
Course à pied (n = 1 424 Powertests)
| Intervalle VLamax | nb de tests |
|---|---|
| 0,10–0,19 | 211 |
| 0,20–0,29 | 291 |
| 0,30–0,39 | 431 (mode) |
| 0,40–0,49 | 253 |
| 0,50–0,59 | 101 |
| 0,60–0,69 | 45 |
| 0,70–0,79 | 42 |
| 0,80–0,89 | 10 |
| 0,90–0,99 | 9 |
| 1,00–1,09 | 6 |
| 1,10+ | 25 |
La queue cyclisme à VLamax ≥ 1,1 (297 tests) capte les sprinteurs sur piste, les pilotes BMX, les spécialistes du critérium. La queue course à pied est minuscule (25 tests) — les coureurs Aerotune penchent vers l'endurance, pas vers le demi-fond sprint.
Quatre constats issus des données
1. Le sport pèse davantage que l'âge sur la VLamax. La médiane cyclisme est 45 % supérieure à la médiane course à pied dans chaque tranche d'âge. Le profil physiologique est façonné par les exigences du sport — des années de pics de puissance courts en cyclisme, des années de régime aérobie stable en course à pied. On ne choisit pas l'un sans s'engager dans l'entraînement qui le produit.
2. La VLamax vieillit plus lentement que la VO2max. La VLamax cyclisme passe de P50 0,55 (20–29) à P50 0,44 (60–69) — environ 20 % de baisse sur 40 ans. La VO2max chute de ~30 % sur la même fenêtre. Le moteur anaérobie se maintient plus longtemps que le moteur aérobie. Pour les athlètes masters qui doivent choisir ce qu'ils défendent en priorité, c'est un contexte utile : la perte de VO2max est plus marquée et moins évitable, la capacité de sprint est plus défendable.
3. Le cyclisme possède une vraie queue sprint ; la course à pied, non. La forme de la distribution VLamax est catégoriquement différente entre disciplines. Cyclisme : longue queue au-delà de 1,1 mmol/l/s (piste, critérium, BMX). Course à pied : quasi rien au-dessus de 1,0 — même nos athlètes à orientation demi-fond se situent majoritairement sous 0,8. Si vous êtes coureur de demi-fond (800 m / 1 500 m) et rejoignez notre cohorte, vous intégrez un sous-groupe restreint.
4. Les masters Aerotune se maintiennent à des valeurs proches de l'élite. Les 10 % supérieurs de notre cohorte masculine 60–69 ans (P90 = 61,1 ml/min/kg) atteignent des valeurs de VO2max que la population générale ne rencontre qu'en début d'âge adulte — et uniquement au sommet de cette tranche. L'entraînement structuré combiné à un retour de données continu retarde sensiblement le déclin aérobie.
Limites et précautions
- Biais d'auto-sélection : il s'agit d'athlètes qui ont choisi d'acheter un Powertest. Ils s'entraînent plus dur et testent plus régulièrement que la population générale — et que la population endurance générale. Ce n'est pas un échantillon aléatoire.
- Tranches féminines ≥ 50 ans : n < 10 dans les groupes féminins les plus âgés. Les médianes y sont indicatives, pas stables.
- Les plages de cohorte sont des médianes, pas des consignes : votre optimum personnel dépend de votre discipline, de vos objectifs et de votre composition corporelle. Utilisez ces chiffres comme échelle de référence, pas comme cible.
- Instantané unique : ce rapport reflète l'état en avril 2026. Nous retestons la cohorte chaque trimestre — les chiffres évolueront.
Sources et méthodologie
- Cohorte : tous les utilisateurs disposant d'au moins un Powertest valide (valide = true dans notre pipeline de traitement, filtré sur critères de plausibilité pour VO2max 20–100 et VLamax 0,1–1,3)
- Agrégation : un enregistrement par utilisateur et par sport (Powertest valide le plus récent), afin que les athlètes multi-testés ne tirent pas la médiane vers le haut
- Exclusions : 24 utilisateurs issus d'un jeu de données d'étude senior non organique
- Référence : American College of Sports Medicine — Guidelines for Exercise Testing and Prescription, 11ᵉ édition (2021)
- Modèle : tests métaboliques fondés sur le modèle à deux limitants du Prof. Alois Mader (Mader 2003, European Journal of Applied Physiology 88:317–338 ; Mader & Heck 1986, International Journal of Sports Medicine 7 Suppl 1:45–65)
- Date des données : agrégation au 19 avril 2026
Pour l'interprétation de la VO2max en contexte de course : voir VO2max semi-marathon, VO2max marathon, VLamax vs VO2max. Pour la traduction de ces deux métriques en temps de course : Tableau VO2max par âge et genre. Pour la couche d'efficacité par-dessus : Économie de course.