Rapport de cohorte : VO2max & VLamax chez 3 491 athlètes d'endurance testés
Ceci est un rapport de données. Aucun conseil d'entraînement, aucun argumentaire produit — uniquement ce que révèlent les chiffres lorsqu'on mesure 3 384 athlètes d'endurance avec le même protocole basé sur le modèle de Mader et qu'on les compare aux normes de population générale de l'ACSM.
Résultat principal : les athlètes d'endurance entraînés se situent 43 à 60 % au-dessus de la VO2max médiane de la population générale, et ce dans chaque tranche d'âge testée. Un athlète de 60 ans sur notre plateforme présente la capacité aérobie d'un individu typique de 25 ans. Il ne s'agit pas d'un chiffre marketing — c'est ce que produit un entraînement structuré sur plusieurs années, mesuré sur une cohorte ayant accepté que ses Powertests soient comptabilisés.
Nous publions ce rapport parce que la question « ma VO2max est-elle bonne ? » n'admet aucune réponse honnête sans groupe de comparaison. Les normes ACSM fournissent une référence. Cette cohorte en fournit une autre — celle qui compte lorsqu'on s'entraîne sérieusement.
En un coup d'œil
- 3 384 athlètes ayant réalisé au moins un Powertest en qualité de test
- Hommes : publication-ready dans toutes les tranches d'âge (n ≥ 55 par bucket)
- Femmes : préliminaire (n < 40 par bucket à partir de 40 ans — récupération de données en cours)
- Cohorte cyclisme : 3 121 athlètes · VLamax médian cyclisme 0,49 mmol/l/s
- Cohorte course à pied : 618 athlètes · VLamax médian course 0,36 mmol/l/s
- Comparaison aux normes ACSM de la population générale : +43 % à +60 % à tout âge
VO2max par âge et par genre
Les valeurs correspondent à la médiane (P50) de chaque tranche d'âge, en ml/min/kg.
Cohorte masculine (n = 1 595)
| Tranche d'âge | n | P10 | P25 | P50 | P75 | P90 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Moins de 20 | 115 | 56,1 | 63,4 | 67,9 | 72,2 | 76,6 |
| 20–29 | 290 | 51,9 | 58,3 | 67,1 | 74,5 | 78,9 |
| 30–39 | 548 | 45,7 | 52,3 | 58,7 | 66,2 | 74,8 |
| 40–49 | 385 | 42,1 | 48,3 | 54,3 | 60,2 | 65,2 |
| 50–59 | 182 | 41,7 | 45,3 | 50,8 | 55,0 | 59,1 |
| 60–69 | 55 | 37,0 | 42,9 | 48,9 | 54,4 | 60,8 |
| 70+ | 20 | 38,7 | 45,9 | 49,0 | 54,6 | 59,4 |
Les tranches d'âge ne comprennent que les athlètes ayant renseigné une année de naissance — près de la moitié de la cohorte laisse ce champ vide. Les totaux ci-dessus reposent donc sur davantage d'athlètes que la somme de ce tableau.
Cohorte féminine (n = 200, préliminaire)
| Tranche d'âge | n | P10 | P25 | P50 | P75 | P90 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Moins de 20 | 9 | 47,3 | 51,3 | 54,8 | 56,4 | 62,8 |
| 20–29 | 55 | 44,7 | 50,4 | 56,9 | 60,0 | 66,0 |
| 30–39 | 78 | 40,0 | 46,0 | 51,1 | 58,8 | 66,6 |
| 40–49 | 36 | 41,1 | 45,5 | 49,9 | 54,3 | 57,5 |
| 50–59 | 12 | 36,0 | 37,8 | 45,1 | 50,5 | 58,5 |
| 60–69 | 6 | 37,2 | 38,4 | 43,4 | 51,5 | 53,9 |
| 70+ | 4 | 37,0 | 41,0 | 45,3 | 47,7 | 48,0 |
Remarque sur la cohorte féminine : les tranches de moins de 20 ans et de 50 ans et plus comptent actuellement n < 15. Les valeurs sont affichées par souci de transparence mais ne sont pas encore stables pour publication. Elles seront mises à jour à la clôture de l'effort de complétion des profils.
Comparaison aux normes ACSM de la population générale
La référence publique la plus fiable pour la VO2max reste Guidelines for Exercise Testing and Prescription (11ᵉ édition) de l'ACSM — des normes de population dérivées d'un large échantillon adulte. Voici comment notre médiane masculine se compare :
| Tranche d'âge | Aerotune P50 ♂ | ACSM P50 (général) ♂ | Delta |
|---|---|---|---|
| 20–29 | 67,1 | ~42 | +60 % |
| 30–39 | 58,7 | ~41 | +43 % |
| 40–49 | 54,3 | ~38 | +43 % |
| 50–59 | 50,8 | ~35 | +45 % |
| 60–69 | 48,9 | ~31 | +58 % |
Le schéma est constant sur chaque tranche d'âge : un homme testé chez Aerotune se situe 43 à 60 % au-dessus de la médiane de la population générale. Un homme typique de 60 ans sur notre plateforme atteint des valeurs de VO2max que la population générale n'approche qu'au début de la vingtaine — et uniquement dans la queue supérieure de cette tranche d'âge.
Ce n'est pas parce qu'un test sur la plateforme rend plus performant. C'est la population qui se présente pour un Powertest : des personnes qui s'entraînent déjà de manière structurée, qui examinent leurs chiffres, qui reviennent pour le retest six semaines plus tard.
VLamax par sport et par âge
La VLamax — le taux maximal de production glycolytique de lactate — diffère radicalement entre disciplines. Le cyclisme génère des pics de puissance courts et systématiques (attaques, ascensions, changements de position). La course à pied est plus uniformément aérobie. Les données de la cohorte le confirment :
Cyclisme (n = 3 121 athlètes)
| Tranche d'âge | n | P10 | P25 | P50 | P75 | P90 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Moins de 20 | 124 | 0,33 | 0,47 | 0,57 | 0,66 | 0,81 |
| 20–29 | 343 | 0,34 | 0,43 | 0,54 | 0,68 | 0,78 |
| 30–39 | 605 | 0,28 | 0,39 | 0,49 | 0,62 | 0,74 |
| 40–49 | 404 | 0,28 | 0,37 | 0,46 | 0,59 | 0,72 |
| 50–59 | 188 | 0,26 | 0,34 | 0,42 | 0,52 | 0,67 |
| 60–69 | 58 | 0,23 | 0,34 | 0,45 | 0,53 | 0,71 |
| 70+ | 24 | 0,25 | 0,33 | 0,41 | 0,56 | 0,71 |
| Total | 3 121 | 0,28 | 0,38 | 0,49 | 0,62 | 0,75 |
| ### Course à pied (n = 618 athlètes) |
| Tranche d'âge | n | P10 | P25 | P50 | P75 | P90 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 20–29 | 24 | 0,23 | 0,29 | 0,39 | 0,46 | 0,58 |
| 30–39 | 83 | 0,25 | 0,33 | 0,39 | 0,45 | 0,54 |
| 40–49 | 70 | 0,20 | 0,25 | 0,34 | 0,41 | 0,49 |
| 50–59 | 25 | 0,17 | 0,21 | 0,29 | 0,38 | 0,41 |
| Total | 618 | 0,21 | 0,27 | 0,36 | 0,44 | 0,54 |
VLamax médian cyclisme 0,49 vs. course à pied 0,36 — un écart de +36 %. Même méthodologie, même plateforme. La discipline seule déplace le chiffre.
Distributions VLamax — tous les Powertests
Agrégé sur l'ensemble des Powertests valides (et non pas uniquement le plus récent par athlète), l'histogramme révèle deux pics nets :
Cyclisme (n = 7 445 Powertests)
| Intervalle VLamax | nb de tests |
|---|---|
| 0,10–0,19 | 137 |
| 0,20–0,29 | 641 |
| 0,30–0,39 | 1 198 |
| 0,40–0,49 | 1 744 (mode) |
| 0,50–0,59 | 1 663 |
| 0,60–0,69 | 994 |
| 0,70–0,79 | 602 |
| 0,80–0,89 | 316 |
| 0,90–0,99 | 148 |
| 1,00+ | 2 |
| ### Course à pied (n = 1 102 Powertests) |
| Intervalle VLamax | nb de tests |
|---|---|
| 0,10–0,19 | 85 |
| 0,20–0,29 | 254 |
| 0,30–0,39 | 361 (mode) |
| 0,40–0,49 | 227 |
| 0,50–0,59 | 104 |
| 0,60–0,69 | 34 |
| 0,70–0,79 | 24 |
| 0,80–0,89 | 8 |
| 0,90–0,99 | 5 |
Les deux distributions s'arrêtent pratiquement à 1,0. Les versions antérieures de ce rapport montraient en cyclisme une longue queue au-delà — elle provenait d'une particularité du traitement des tests rampe, corrigée en août 2026, et non des athlètes. Ce qui sépare aujourd'hui les disciplines, c'est le centre de gravité, pas l'extrême : le mode cyclisme se situe à 0,40–0,49, celui de la course une classe entière plus bas à 0,30–0,39, et au-dessus de 0,60 la course ne conserve qu'un vingtième environ de ses tests.
Quatre constats issus des données
1. Le sport pèse davantage que l'âge sur la VLamax. La médiane cyclisme dépasse la médiane course à pied d'environ un tiers dans chaque tranche d'âge — sur l'ensemble de la cohorte, 0,49 contre 0,36, soit +36 %. Le profil physiologique est façonné par les exigences du sport : des années de pics de puissance courts en cyclisme, des années de régime aérobie stable en course à pied. On ne choisit pas l'un sans s'engager dans l'entraînement qui le produit.
2. La VLamax vieillit plus lentement que la VO2max. La VLamax cyclisme passe de P50 0,54 (20–29) à P50 0,42 (50–59) — environ 22 % de baisse sur trois décennies. Sur la même fenêtre, la VO2max recule de 67,1 à 50,8, soit 24 %, et continue de descendre ensuite. Le moteur anaérobie se maintient plus longtemps que le moteur aérobie. Pour les athlètes masters qui doivent choisir ce qu'ils défendent en priorité, c'est un contexte utile : la perte de VO2max est plus marquée et moins évitable, la capacité de sprint est plus défendable.
3. Ce qui sépare les disciplines, c'est le centre de gravité, pas l'extrême. Cyclisme et course à pied s'arrêtent tous deux pratiquement à VLamax 1,0 — la longue queue cyclisme au-delà, que montraient les versions antérieures de ce rapport, était une particularité du traitement des tests rampe et non un trait des athlètes. Ce qui demeure, c'est un décalage net de toute la distribution : le mode cyclisme se situe à 0,40–0,49, celui de la course une classe entière plus bas, et au-dessus de 0,60 la course ne conserve qu'un vingtième environ de ses tests. Un sprinteur sur piste ou un spécialiste du critérium se place dans le cinquième supérieur de la plage cyclisme — pas dans un monde à part au-delà de l'échelle.
4. Les masters Aerotune se maintiennent à des valeurs proches de l'élite. Les 10 % supérieurs de notre cohorte masculine 60–69 ans (P90 = 60,8 ml/min/kg) atteignent des valeurs de VO2max que la population générale ne rencontre qu'en début d'âge adulte — et uniquement au sommet de cette tranche. L'entraînement structuré combiné à un retour de données continu retarde sensiblement le déclin aérobie.
Limites et précautions
- Biais d'auto-sélection : il s'agit d'athlètes qui ont choisi d'acheter un Powertest. Ils s'entraînent plus dur et testent plus régulièrement que la population générale — et que la population endurance générale. Ce n'est pas un échantillon aléatoire.
- Tranches féminines ≥ 50 ans : n < 10 dans les groupes féminins les plus âgés. Les médianes y sont indicatives, pas stables.
- Les plages de cohorte sont des médianes, pas des consignes : votre optimum personnel dépend de votre discipline, de vos objectifs et de votre composition corporelle. Utilisez ces chiffres comme échelle de référence, pas comme cible.
- Instantané unique : ce rapport reflète l'état en avril 2026. Nous retestons la cohorte chaque trimestre — les chiffres évolueront.
Sources et méthodologie
Pour ce rapport, nous avons appliqué le critère le plus strict que permet notre base :
| Étape | Périmètre | Pourquoi |
|---|---|---|
| Powertests sur la plateforme | 15 000+ | la base de données |
| dont en qualité de test | près de 9 000 | uniquement les tests ayant suivi le protocole en entier et sans anomalie — hors comptes de test internes, hors enregistrements interrompus — et dont les valeurs se situent dans la plage plausible (VO2max 18–100, VLamax 0,05–1,3) |
| puis un enregistrement par athlète et par sport | 3 384 athlètes | le test le plus récent de chacun, afin que les athlètes multi-testés ne tirent pas la médiane vers le haut |
- Les tranches d'âge ne comprennent que les athlètes ayant renseigné une année de naissance — près de la moitié de la cohorte laisse ce champ vide. La somme des tranches est donc inférieure au total global.
- Exclusions : comptes de test internes ainsi qu'un jeu de données d'étude senior non organique
- Référence : American College of Sports Medicine — Guidelines for Exercise Testing and Prescription, 11ᵉ édition (2021)
- Modèle : tests métaboliques fondés sur le modèle à deux limitants du Prof. Alois Mader (Mader 2003, European Journal of Applied Physiology 88:317–338 ; Mader & Heck 1986, International Journal of Sports Medicine 7 Suppl 1:45–65). Depuis août 2026, tous les protocoles de test utilisent la même comptabilité pour le stock de phosphocréatine ; les versions antérieures de ce rapport affichaient de ce fait des VLamax cyclisme plus élevées, en particulier dans la queue supérieure.
- Validation de la mesure elle-même : la proximité entre les VO2max Powertest analysées ici et la spirométrie de laboratoire est documentée dans Powertest face au laboratoire — 43 athlètes validés en laboratoire, biais moyen de −1,8 ml/min/kg.
- État : août 2026
Pour l'interprétation de la VO2max en contexte de course : voir VO2max semi-marathon, VO2max marathon, VLamax vs VO2max. Pour la traduction de ces deux métriques en temps de course : Tableau VO2max par âge et genre. Pour la couche d'efficacité par-dessus : Économie de course.